Questions fréquentes
Les questions qui reviennent le plus
Faut-il choisir son statut avant d’avoir des clients ?
Le statut se choisit avant la première facture, mais il peut être corrigé ensuite. Pour tester une activité, la micro-entreprise reste la plus simple à ouvrir et à fermer. Dès que l’activité dépasse le seuil de franchise de TVA ou que les charges réelles deviennent significatives, le passage en société se prépare sur plusieurs mois, avec une simulation de cotisations et d’impôt.
Salaire ou dividendes : comment trancher concrètement ?
La méthode tient en trois étapes. On estime le bénéfice disponible avant rémunération, on simule le net perçu dans les deux scénarios, puis on regarde ce que l’entreprise peut sortir sans mettre la trésorerie en danger. Les dividendes réduisent la protection sociale, le salaire réduit la trésorerie disponible. Un mélange des deux est fréquent, mais il se calcule chaque année et non une fois pour toutes.
Quel prévisionnel de trésorerie tenir quand on est une TPE ?
Un tableau glissant sur treize semaines suffit : les encaissements attendus par date, les décaissements connus, et le solde prévisionnel semaine par semaine. L’objectif n’est pas la précision comptable mais de voir venir les creux six à huit semaines à l’avance, quand il est encore temps d’agir sur les délais de paiement ou sur les dépenses.
Combien d’indicateurs dans un tableau de bord de dirigeant ?
Cinq à sept indicateurs, pas plus. On garde le chiffre d’affaires, la marge, la trésorerie, le carnet de commandes et un ou deux indicateurs propres au métier. Un tableau de bord qui ne tient pas sur une page n’est pas lu, et un indicateur qui n’entraîne aucune décision ne sert à rien.
Quand faut-il recruter son premier salarié ?
Quand le carnet de commandes tient sur au moins six mois et que la surcharge pèse sur la production ou sur la relation client. Avant de recruter, il faut avoir écrit la fiche de poste, les objectifs des trois premiers mois et la façon dont le travail sera évalué. Un recrutement sans écrit ne se pilote pas, et la période d’essai devient une loterie.
Peut-on financer sa croissance sans ouvrir son capital ?
Dans la majorité des TPE et PME, oui. Le crédit à moyen terme, le crédit-bail, l’affacturage et les aides régionales couvrent des besoins d’investissement courants. L’ouverture du capital se justifie quand le besoin dépasse la capacité d’endettement ou quand l’entreprise cherche des compétences qu’elle n’a pas. La question se pose après avoir épuisé les solutions de financement qui ne diluent pas.
Comment préparer une cession d’entreprise ?
La préparation commence trois à cinq ans avant la vente. Elle porte sur trois choses : rendre l’activité moins dépendante du dirigeant, écrire les process et fiabiliser les comptes. Un repreneur paie une entreprise qui tourne sans son fondateur et dont les chiffres sont documentés. Le travail sur les process se fait avant la mise en vente, pas pendant.
Que faire quand un associé ne travaille plus dans l’entreprise ?
Tout dépend de ce qui a été écrit. Sans pacte ni clause dans les statuts, l’associé conserve ses parts et ses droits de vote, et les leviers du dirigeant sont limités. Les solutions réalistes passent par la négociation d’un rachat de parts, échelonné si nécessaire, et par l’écriture de règles claires pour l’avenir. C’est un sujet où l’anticipation coûte beaucoup moins cher que le conflit.
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