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Creation entreprise avec Legalstart : le guide complet

Comment créer son entreprise avec Legalstart : formules, tarifs, étapes, justificatifs et délais pour obtenir son Kbis, sans mauvaise surprise.

Creation entreprise avec Legalstart : le guide complet

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Legalstart est une plateforme française de services juridiques en ligne qui prend en charge la création d'entreprise de bout en bout : questionnaire de qualification, rédaction des statuts, publication de l'annonce légale, accompagnement au dépôt de capital et transmission du dossier au guichet unique de l'INPI. Le créateur remplit un formulaire, transmet ses pièces justificatives, puis suit l'avancement de son dossier depuis son espace client jusqu'à l'obtention du numéro SIREN et de l'extrait Kbis. Le service ne remplace ni un avocat ni un expert-comptable sur les choix de montage, mais il retire la charge administrative du parcours.

Ce que Legalstart prend en charge, et ce qui reste à votre main

La plateforme s'est construite autour d'une idée simple : la majorité des créateurs ne cherchent pas un conseil juridique approfondi, ils cherchent à obtenir une immatriculation conforme sans y passer leurs soirées. Le métier de Legalstart est donc celui du formalisme : rédiger des statuts adaptés à la forme choisie, publier une annonce légale dans un support habilité, préparer le dossier d'immatriculation et l'envoyer au guichet unique tenu par l'INPI.

Concrètement, l'intervention porte sur :

  • le questionnaire de qualification, qui détermine le statut juridique (micro-entreprise, SASU, SAS, SARL, EURL) et les options fiscales de départ ;
  • la rédaction des statuts et, le cas échéant, des actes annexes comme la nomination du président ou le dépôt de capital ;
  • l'annonce légale et sa publication ;
  • l'envoi du dossier complet au guichet unique, avec un contrôle par des formalistes avant transmission ;
  • le suivi jusqu'à réception de l'extrait Kbis ou de l'avis de situation SIRENE.

Ce qui ne se délègue pas : le choix du modèle économique, la répartition du capital entre associés, l'arbitrage entre rémunération et dividendes, la stratégie commerciale. Une plateforme exécute des formalités, elle ne pilote pas un projet. Deux dossiers identiques sur le plan administratif peuvent cacher des situations très différentes en matière de fiscalité et de protection sociale.

Point de méthode : listez en amont les décisions qui vous appartiennent (nombre d'associés, montant du capital, identité du dirigeant, régime fiscal) avant d'ouvrir le formulaire. Le questionnaire avance beaucoup plus vite quand ces réponses sont déjà écrites.

Pourquoi passer par Legalstart plutôt que remplir soi-même les formalités

Remplir un dossier d'immatriculation seul est possible et gratuit sur le plan des honoraires. Le coût réel se situe ailleurs : heures passées à décoder les pièces demandées, mention oubliée, dossier rejeté, délai relancé. Pour un créateur qui travaille déjà à côté de son projet, ce coût dépasse souvent l'écart de prix avec une plateforme.

Les arguments avancés en faveur du service en ligne tiennent en quatre points. Le gain de temps d'abord : le questionnaire et les statuts générés automatiquement réduisent le parcours à quelques dizaines de minutes. La sécurité juridique ensuite : une relecture par un formaliste avant envoi limite les allers-retours avec l'administration. La lisibilité du prix, affiché avant validation, compte aussi. Et la continuité : la même interface permet de modifier ses statuts, changer de dirigeant ou céder des parts une fois l'activité lancée.

La nuance à garder en tête concerne les délais. Une plateforme maîtrise la préparation du dossier, pas la charge du guichet unique ni la validation des pièces par les services compétents. Les périodes de forte activité administrative allongent mécaniquement l'attente, quelle que soit la formule souscrite. Un délai annoncé reste un objectif commercial, il ne devient jamais une garantie ferme sur le calendrier de l'administration.

Le réflexe utile : avant de payer, posez deux questions écrites au service client. Qui traite mon dossier, et que se passe-t-il s'il est rejeté ? La réponse vous renseigne davantage que n'importe quelle page de comparaison.

Les étapes de la création d'entreprise avec Legalstart

Le questionnaire initial et le choix du statut

Le parcours démarre par une série de questions sur l'activité, le nombre d'associés, le chiffre d'affaires attendu et le besoin de protection sociale. Les réponses orientent vers une forme juridique. Cette étape mérite un peu de lenteur : le statut retenu conditionne le régime social du dirigeant, la fiscalité des bénéfices et la souplesse d'une entrée d'associé plus tard. Un changement de forme reste possible après coup, mais il coûte plus cher qu'une décision réfléchie au départ.

La constitution du dossier et les pièces à joindre

Vient ensuite la génération des documents. Selon la forme retenue et la situation du dirigeant, la liste des justificatifs comprend de manière courante :

  • une pièce d'identité en cours de validité pour chaque dirigeant et associé ;
  • un justificatif de domicile récent ;
  • une déclaration de non-condamnation et une attestation de filiation pour les sociétés ;
  • un justificatif d'occupation du siège social (bail, contrat de domiciliation, attestation) ;
  • une attestation de dépôt de capital émise par la banque ou par le partenaire financier ;
  • l'attestation de parution de l'annonce légale.

Ces pièces sont transmises par téléchargement dans l'espace client. Le format et la lisibilité des fichiers comptent autant que leur contenu : un scan coupé ou une date illisible suffit à déclencher une demande de complément, avec le décalage de calendrier que cela implique.

L'annonce légale et le dépôt de capital

Pour les sociétés, la publication d'une annonce légale est obligatoire avant l'immatriculation. Elle reprend les mentions essentielles : dénomination, forme, montant du capital, siège, objet, identité du dirigeant. La plateforme s'en charge auprès d'un support habilité et vous transmet l'attestation.

Le dépôt de capital, lui, peut se faire en ligne chez un partenaire bancaire ou dans une banque classique. La somme reste bloquée jusqu'à l'immatriculation, puis elle est libérée au profit de la société. Les délais varient fortement d'un établissement à l'autre, et c'est souvent le poste qui allonge le calendrier sans que le créateur l'ait anticipé.

L'immatriculation et la réception des documents officiels

Une fois le dossier complet, il est vérifié puis transmis au guichet unique. L'immatriculation aboutit à l'attribution d'un numéro SIREN et, pour les activités commerciales, à un extrait Kbis. Pour les activités relevant du registre national des entreprises, un avis de situation SIRENE en tient lieu. Ce numéro d'identification devient ensuite indispensable pour ouvrir un compte professionnel définitif, facturer et déclarer son activité.

Conseil opérationnel : conservez une copie horodatée de chaque envoi et notez la date de transmission. En cas de relance, ce journal vous évite de reconstituer l'historique de mémoire.

Formules, tarifs et prestations annexes : cadrer le budget

Legalstart structure son offre en trois niveaux, généralement présentés sous les noms Starter, Standard et Sur-mesure. L'entrée de gamme couvre l'essentiel de la formalité. Le niveau intermédiaire ajoute des services comme le dépôt de capital en ligne ou un traitement accéléré du dossier. Le niveau supérieur ouvre sur un accompagnement plus poussé et des actes spécifiques. Le contenu exact de chaque palier évolue : la comparaison se fait sur la page des offres au moment de la commande, pas sur un souvenir de lecture.

Le raisonnement utile n'est pas de viser la formule la plus complète, mais d'identifier les postes qui resteront à votre charge. Le tableau suivant donne les ordres de grandeur du marché.

Voie choisieBudget indicatifAccompagnementPoint de vigilance
Formalités réalisées seulFrais légaux uniquement (annonce légale, greffe)AucunTemps passé et risque de rejet
Plateforme en ligneDe quelques dizaines à quelques centaines d'eurosFormalistes, assistance à distanceContenu réel de la formule souscrite
Avocat ou expert-comptablePlusieurs centaines d'euros et au-delàPersonnaliséPertinent si le montage est complexe

Trois postes se retrouvent presque toujours dans l'addition finale : l'annonce légale, dont le tarif dépend notamment du département du siège pour les sociétés, les frais d'immatriculation ou de greffe, et le dépôt de capital qui immobilise une somme jusqu'à l'immatriculation. Les options de gestion, de comptabilité ou de dépôt de marque relèvent d'un autre budget et répondent à un autre besoin.

À faire : additionnez ces trois postes avant de valider, puis comparez ce total et non l'affichage du premier écran. Si la forme envisagée est simple et que vous êtes seul, la formule d'entrée suffit dans la plupart des cas.

Legalstart face à LegalPlace et Indy : le critère qui départage

Les trois plateformes partagent la même promesse : réaliser les formalités de création à distance, avec des statuts générés automatiquement et un suivi en ligne. Ce qui les distingue tient au périmètre. Legalstart couvre un large catalogue de formalités juridiques, de la création à la modification de statuts. LegalPlace met en avant des tarifs compétitifs et un parcours très direct sur les créations courantes. Indy s'est construit autour de la comptabilité des indépendants et articule sa création d'entreprise avec un abonnement d'expertise comptable.

Le départage se joue donc sur l'après-création. Si vous savez déjà que vous tiendrez votre comptabilité vous-même, une plateforme généraliste suffit. Si vous voulez déléguer cette partie dès le premier exercice, un acteur qui intègre les deux briques évite une seconde souscription et une double saisie de vos informations.

Un dernier point mérite l'attention : la qualité du support. Envoyez une question précise, sur les délais ou sur un cas particulier, avant de commander. La réponse obtenue à ce moment-là en dit plus long que les arguments commerciaux de la page d'accueil.

Ce que la plateforme ne gère pas une fois l'entreprise immatriculée

L'immatriculation n'est pas une fin en soi. À partir de la date de début d'activité, plusieurs obligations reviennent à l'exploitant ou aux associés : tenir une comptabilité, conserver les justificatifs, déclarer et payer la TVA le cas échéant, déposer les comptes annuels, réunir une assemblée annuelle. Une plateforme de formalités n'assure pas ce suivi, sauf prestation de comptabilité souscrite séparément.

La trésorerie mérite une attention immédiate. La plupart des difficultés des jeunes structures viennent d'un décalage entre la facturation et l'encaissement, rarement d'un problème juridique. Suivre quelques indicateurs simples, comme le délai moyen de paiement client et le solde disponible à trente jours, permet d'anticiper plutôt que de subir. Si vous hésitez entre une rémunération de dirigeant et des dividendes, le sujet se traite à froid, avec des chiffres, et non dans l'urgence de la création.

Il en va de même pour le passage d'une forme juridique à une autre lorsque l'activité grandit : la décision se prépare, elle ne se découvre pas au moment de la clôture des comptes.

À faire : fixez dès la première semaine un rendez-vous mensuel avec vous-même pour la facturation, les justificatifs et le suivi bancaire. Quinze minutes régulières évitent une journée entière de rattrapage en fin d'exercice.

Legalstart est-il habilité à immatriculer une entreprise en France ?

Legalstart est un prestataire privé de formalités. Il ne délivre pas l'extrait Kbis lui-même : il prépare le dossier, le dépose sur le guichet unique de l'INPI et suit la procédure jusqu'à la décision des services compétents. L'immatriculation reste prononcée par l'administration, ce qui explique qu'aucune plateforme ne puisse garantir un calendrier ferme.

Quels justificatifs faut-il transmettre une fois le formulaire terminé ?

De manière courante : pièce d'identité des dirigeants et associés, justificatif de domicile, justificatif d'occupation du siège, attestation de dépôt de capital et attestation de parution de l'annonce légale. La liste exacte dépend de la forme retenue et de la situation de chaque personne. Ces documents sont le plus souvent demandés après la validation de la commande.

Combien de temps faut-il prévoir avant de recevoir son extrait Kbis ?

La préparation et la transmission du dossier sont rapides, souvent dans les heures ou les jours qui suivent la réception des pièces complètes. L'immatriculation dépend ensuite de la charge du guichet unique et de la validation des justificatifs. Comptez quelques jours en période calme, davantage si une pièce doit être complétée.

Peut-on créer une micro-entreprise ou une SASU avec la même formule ?

Non. Les formalités ne sont pas identiques : la micro-entreprise relève d'une déclaration simplifiée, tandis qu'une SASU suppose des statuts, un dépôt de capital et une annonce légale. Les offres distinguent donc les parcours. Vérifiez que la formule choisie correspond bien à la forme visée avant de régler.

Que se passe-t-il si le guichet unique rejette le dossier ?

Un dossier incomplet ou contenant une mention incohérente peut faire l'objet d'une demande de complément ou d'un refus. La plateforme vous demande alors les pièces corrigées et redépose le dossier, avec un nouveau départ de délai. C'est précisément le scénario que la relecture préalable par un formaliste cherche à éviter.

Faut-il ouvrir un compte bancaire professionnel avant de créer la société ?

Pour une société, le capital doit être déposé avant l'immatriculation, ce qui suppose un compte dédié ou une solution de dépôt en ligne chez un partenaire. Ce compte provisoire est ensuite régularisé en compte définitif après réception du numéro SIREN. Pour une micro-entreprise, aucun compte dédié ne s'impose au démarrage, même si un compte séparé facilite le suivi.

L'auteur

Lionel Auger

Expert-comptable

Je conseille des dirigeants sur le choix de leur statut et leur rémunération. Je préfère expliquer les arbitrages plutôt que réciter le Code.

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